Traitements par thérapie cellulaire


Autogreffe de Cellules Souches Hématopoïétiques (CSH)

Les maladies auto-immunes systémiques atteignent plusieurs tissus et organes internes ; dans certains cas une greffe de cellules souches est proposée afin d’arrêter la progression de la maladie.

Au sein de l’équipe MATHEC, les autogreffes de Cellules Souches Hématopoïétiques (CSH) peuvent être proposées à des personnes atteintes de maladies auto-immunes telles que :

  • La Sclérodermie Systémique (SSc)
    L’efficacité de ce traitement a été prouvée par une vaste étude européenne, l’étude ASTIS. Pour en savoir plus cliquez ici

  • La Sclérose En Plaques (SEP)
    Des informations sur ce traitement sont disponibles dans ce document (PJ) élaboré par l’association ForSeps. Si vous êtes atteints de Sclérose en Plaques et si malgré l’utilisation des traitements de seconde ligne les plus efficaces (Tysabri, Rituximab, Ocrevus, Mitoxantrone), vous continuez à présenter des poussées invalidantes : la réalisation d’une autogreffe de cellules souches pourra être discutée par votre neurologue réfèrent avec l’équipe Mathec lors de Réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) nationale bi-mensuelle. Pour connaître la démarche à suivre cliquez ici

  • D’autres maladies auto-immunes telles que la maladie de Crohn, la polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC) et la myosite.

Pour en savoir plus sur le parcours d’autogreffe :
Livret d’information
Document d’information et consentement du patient


Traitement à l’étude : greffes de cellules souches mésenchymateuses (CSM) allogéniques dans la Sclérodermie systémique

Ce type de greffe est actuellement proposé dans le cadre d’une étude aux personnes entre 18 et 70 ans atteintes de Sclérodermie systémique (SSc) résistants aux traitements classiques par immunosuppresseurs, contre-indiqués à une autogreffe de Cellules Souches Hématopoïétiques (CSH) ou avec progression de la maladie suite à une autogreffe de CSH. Ce protocole de recherche est proposé uniquement à l’Hôpital Saint-Louis.

Dans ce type de greffe, les cellules souches sont prélevées chez une autre personne que le patient. Il est donc nécessaire d’identifier un.e donneur.euse, de préférence à l’intérieur de la famille (frère, sœur, fils, fille, etc.).
La procédure administrative à suivre pour ce.tte donneur.euse est de signer un consentement éclairé de don de moelle osseuse, et d’enregistrer son don au Tribunal de Grande Instance. Notre équipe vous fournira les documents nécessaires et vous guidera dans cette procédure.

Le don a lieu lors d’une courte hospitalisation (deux ou trois jours) pendant laquelle la moelle osseuse est prélevée par ponction sous anesthésie locale. Cette moelle osseuse est mise en culture dans un laboratoire de thérapie cellulaire pendant environ trois semaines pour isoler les Cellules Souches Mésenchymateuses (CSM).

Ces CSM sont ensuite réinjectées par perfusion à la personne atteinte de Sclérodermie systémique (SSc). Cette procedure a lieu dans une chambre du service de médecine interne et dure entre une et deux heures.

Pour avoir des informations plus précises concernant les critères d’inclusion à cette étude, son déroulement et le suivi après-greffe, vous pouvez contacter catney.charles@aphp.fr.


Traitement à l’étude : Greffes de Cellules Souches Mésenchymateuses (CSM) allogéniques issues d’un cordon ombilical dans le traitement du Lupus Systémique

Ce traitement par Thérapie Cellulaire est actuellement proposé dans le cadre d’une étude clinique aux personnes entre 18 et 70 ans atteintes de Lupus Systémique (LES) résistants aux traitements de première et de deuxième intention du LES (notamment la Prednisone par voie orale ≥ 6 mg / jour (ou l’équivalent) pendant au moins 28 jours et au moins un ou plusieurs des traitements immunosuppresseurs : Endoxan, Cellcept…).

Ce traitement consiste à injecter aux patients un certain type de cellules, les cellules souches mésenchymateuses (CSM). Des études ont montré que les CSM ont des capacités immunomodulatrices et immunosuppressives, c’est-à-dire qu’elles sont capables de réguler l’organisme, au sein du système immunitaire, de personnes atteintes de maladies auto-immunes et d’en apporter des bénéfices.

Ces CSM ont été prélevées à partir du cordon ombilical d’un donneur.euse sain.e et mises en culture par la suite. Elles sont ensuite réinjectées par perfusion à la personne atteinte de Lupus Systémique (LES).

Pour plus d’informations concernant les critères d’inclusion à cette étude, son déroulement et le suivi après-greffe, n’hésitez pas à contacter Catney Charles (catney.charles@aphp.fr).